Obama is in the kitchen

Sergio Peñaranda

The most widespread economical and political language is English. French is beautiful, but not practical. German is practical, but too aggressive. Spanish is brave, but too brave. Chinese is too Chinese. Let’s take a break in our travels around the world and let’s make a trip across the language of politics ―English― and the impossibility for some politicians to speak it.

Even if we know that it is not necessary to speak English in order to succeed in the political game and to show State’s management skills, we must recognize that it is fundamental for the search of power legitimacy in this globalized world. Modern western States promote English at school for performing well in the professional life in the future, so the head of the government, as the guy or girl who have reached the most important job of the nation, should represent the values and practices that the State encourages. Obama doesn’t worry about learning another language… maybe Spanish when he’s addressing a message to the Latino community… but the real challenge is for the other leaders who want to communicate in a world that speaks English. Let’s see some examples that show that power doesn’t mean foreign language skills.

A normal English

A normal president doesn’t speak English very well… like a normal Frenchman.

Monsieur “don’t worry, be appy!”

The “h”, the letter that French people love to skip. Sarkozy shows here how to pronounce it … in French.

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“You are a donkey Mr. Danger”

The president of Venezuela, Hugo Chávez, just knows some words in English and he has used them for insulting the “empire from the north”.

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Why do I have to speak English?

The most popular president of Brazil, Lula Da Silva, recognizes that he doesn’t speak English, and he doesn’t care. In the video, he says: “Why do I have to speak English and Bill Clinton does not have to speak Portuguese? Of course… it’s because I’m the colonized country…”

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Un gringo que habla español

Not everything in the world is English. Obama, trying to obtain the Puerto Rico’s support address to the island this message in Spanish. “Puerto Rico deserves a better future”. His accent is terrible…. But… come one, it’s Obama, he’ll always be cool.

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And the second place is for…

Berlusconi: a bad prime minister that conducted a bad government… but you can understand what he says …

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And the winner is …

DSK, the former future president of France, probably doesn’t have any problem with flirting in English.


Le béton communiste

Sergio Peñaranda

Un jour on a décidé d’aller au Havre, le bastion communiste, la ville du béton. Oui, l’endroit où les touristes ne mettent pas les pieds, l’endroit où on ne penserait jamais aller pour quelques jours de repos. Un week-end, voulant échapper à la vie parisienne et n’ayant pas beaucoup d’argent, on a vu sur la carte de la France ce coin éloigné de la Haute-Normandie. Le Havre ? Oui, ça me dit quelque chose. Un film. Un port. Rien d’autre. Oui, pourquoi pas, on y va. On se connecte au site Covoiturage.fr et on trouve une dame qui part le matin et qui propose des places à 10 euros. On l’appelle, elle accepte et nous donne rendez-vous à Porte de Versailles. Le lendemain nous voilà au lieu de rendez-vous. Nous montons à bord d’une petite voiture. La dame est sympa, bavarde. Deux heures après on se retrouve entouré d’une brume épaisse. Nous nous approchons du Havre. La dame nous dit qu’il n’y rien à voir là-bas. On le sait. Cela ne nous importe pas. La brume s’épaissi. Nous sommes arrivés. « Au revoir Madame, on vous souhaite une bonne journée. »

On descend de la voiture et on cherche l’office du tourisme. Oui, il y a un office du tourisme au Havre. Les deux jeunes femmes se montrent accueillantes, souriantes mais tout de même surprises de nous voir s’échapper de la pluie et du brouillard pour entrer dans le bâtiment. Elles nous montrent une carte et nous disent que la meilleure partie, le côté le plus attractif du Havre, c’est la ville reconstruite par Auguste Perret, le poète du béton, le dieu de l’architecture havraise, qui a permis que le centre de la ville soit inscrit depuis 2005 au patrimoine mondial de l’UNESCO. Super. Il y a quelque chose à voir dans cette ville… si le brouillard le permet.

En fait, le centre a été détruit pendant la Seconde Guerre Mondiale. D’abord, les allemands ont bombardé la ville pour repousser les troupes britanniques au début de la Guerre. Pendant l’occupation, le port a été un lieu privilégié pour préparer une attaque contre le Royaume-Uni. À la fin de la guerre, les alliés ont détruit la ville après le débarquement de Normandie. Le résultat de ces nombreux combats a été des milliers de morts et, quelques années plus tard, cette ville sans charme.

Notre parcours dans la ville a été court et on a vu ce qu’on voit dans une ville normale : des écoles, des églises, des bâtiments publics, l’hôtel de ville… tout ça, mais en béton.  Jana, ma camarade allemande, me dit que les bâtiments  du Havre lui rappellent l’Allemagne communiste. Oui, les façades des bâtiments sont grises, tristes et uniformes.  La mode de l’époque, je pense. Je ne sais rien sur l’architecture

Ce qui attire l’attention du commentaire de Jana c’est que, effectivement, Le Havre est un peu le cliché d’une ville communiste. Appelée autrefois ironiquement « Stalingrad-sur-Mer », la sous-préfecture de Seine Maritime a été le plus important bastion communiste en France entre 1965 et 1995. René Cance, André Duroméa et Daniel Colliard, tous membres du Parti Communiste Français, ont été les maires de la ville dans ces années-là. C’est le sang hyper rouge qui coule dans les veines havraises, même si aujourd’hui la ville compte un maire de l’UMP avec un nom de roi : Edouard Philippe.

Évidemment, les choses ont beaucoup changé. Une ville avec un passé similaire aurait pu être tenté par un homme comme Jean-Luc Mélenchon. Cependant, le score du candidat du Front de Gauche n’a pas été très important : 16,54 %. Bien qu’il ait été au-dessus de sa moyenne nationale (11,1 %), il a été largement dépassé par Marine Le Pen (17,40 %) dans cette ville. Lors du second tour les Havrais ont donné 58,63 % de voix à François Hollande contre 41,37 % pour Nicolas Sarkozy.

Le Havre, ville industrielle et ouvrière, souffrirait-il de l’enchantement pour le Front National ? Dans les dernières années le taux de vote pour le candidat de ce parti d’extrême droite a été similaire à la moyenne nationale. En 2007, Jean-Marie Le Pen a reçu 11,05 % des voix, et 18,42 % dans le premier tour de 2002.

Pendant qu’on marche pour l’une de voies principales, je me dis que c’est un bon endroit pour Marine Le Pen. La ville est triste, mélancolique, sombre. Quand on se prépare pour quitter Le Havre le brouillard a disparu. On peut clairement voir les galeries de la rue de Paris, une rue qui a été conçue comme un hommage à la rue de Rivoli dans la capitale (voir photo). Si on n’avait pas lu cette information dans notre guide touristique, on ne l’aurait jamais deviné.

La rue de Paris

Quand on quitte Le Havre il n’y a plus de brouillard, mais c’est pour ne voir que la ville.

Le Printemps Érable

Il y a eu le Printemps Arabe et maintenant il y a le Printemps Erable qui vient du drapeau canadien. En effet, depuis cent jours aujourd’hui, les étudiants québécois manifestent contre la hausse des frais d’inscription à l’université. Le mouvement a pris une tournure plus violente et plus politique depuis le vote, vendredi dernier, d’une loi d’exception montrant la détermination du gouvernement à ne rien vouloir entendre et d’étouffer le mouvement.

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Manifestation étudiante du Printemps Érable
Photo: site de la sbqc

Tout remonte au mois de mars 2011 lorsque le Premier ministre libéral du Québec, Jean Charest, a annoncé l’augmentation de 75% des droits de scolarité (gelés depuis les années 1990) d’ici à 2017, les portant ainsi de 2168 à 3793 dollars canadiens (de 1663 à 2910€) par an. Bien que le Québec bénéficient des frais de scolarité les moins élevés au niveau national,  les étudiants s’opposent à cette hausse et veulent « prendre exemple sur les pays scandinaves, sur la France et l’Allemagne, qui ont des frais de scolarité très bas », rapporte Rue89.

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Des étudiants en petite tenue défilent dans les rues de Montréal le 3 mai 2012 pour protester contre l’augmentation des frais d’inscription à l’université | AFP/AFP

Depuis le mois de février, les étudiants (un sur deux) sont en grève et manifestent quotidiennement. Fin avril le Premier ministre a proposé d’augmenter les frais d’inscription sur sept ans au lieu de cinq, ce qui n’a pas su satisfaire les manifestants. La Classe (Coalition Large de l’Association pour une Solidarité Syndicale Etudiante), la plus importante et la plus radicale organisation étudiante, a même jugé cette proposition « insultante », et l’a rejetée.

Le 14 mai, la ministre québécoise de l’Education, Line Beauchamp, démissionne dans l’espoir de provoquer un « électrochoc ». Cependant cela ne fait qu’accentuer la crise. En effet, selon le porte-parole de la Classe, « ce n’est pas en changeant de ministre qu’on va régler la crise actuelle. » Dernière réaction du gouvernement : pour juguler le conflit le Parlement a adopté vendredi dernier une loi d’exception présentée par le gouvernement de Jean Charest.  Ce texte suspend tout d’abord les cours jusqu’au mois d’aout dans les universités et collèges universitaires. Ensuite il restreint le droit de manifester et impose de lourdes amendes pour les contrevenants.

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Manifestation nocturne d’étudiants, le 16 mai 2012, à Québec (Rogerio Barbosa/AFP)

Ce vote a déclenché la colère des manifestants dont la réaction a été violente (barricades incendiées, cocktails Molotov lancés…). Plus de 300 personnes ont été interpellées dimanche soir lors d’une manifestation, les violences ont fait dix blessés, dont un grave, selon les autorités. Le mouvement a ainsi pris une tournure plus violente et plus politique alors que la Classe refuse de se soumettre à la loi d’exception.

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Un policier retient un manifestant étudiant le 16 mai 2012 à Montréal
Photo: APF

Plus tôt dans la journée, aujourd’hui, les étudiants ont reçu le soutien de la branche québécoise du groupe de pirates informatiques Anonymous qui décrète que le gouvernement assassine le droit à manifester et qui a bloqué hier une douzaine de sites du gouvernement, dans le but de montrer leur soutien au mouvement étudiant.[1]

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extrait de la vidéo du groupe de pirates informatiques Anonymous.

Alors que les étudiants célèbrent leur centième jour de manifestation, beaucoup redoutent que le mouvement dégénère d’autant que les forces de l’ordre ne font pas dans la retenue. D’autant plus que la volonté du gouvernement de casser le mouvement ne fait que renforcer le jusqu’au-boutisme des jeunes québécois.

Claire Brunelle

A la caza de los ultranacionalistas*

Sergio Peñaranda

A pesar de que sus padres son inmigrantes tunecinos, Sarah Jeddi no quiere ver más extranjeros en Francia, por lo menos no aquellos que, según ella, “le escupen a su país”. Esta joven de 22 años, que vive en los suburbios parisienses junto a miles de expatriados, votó por la ultraderechista Marine Le Pen en la primera vuelta de las elecciones, como lo hicieron 6 millones y medio de franceses, una cifra jamás antes vista. ¿Sus razones? “Marine está contra la globalización, es anticapitalista y está contra Europa”. Sus padres, por supuesto, no están de acuerdo, pero ella intenta justificar las propuestas de la presidenta del partido Frente Nacional (FN): “Dejar entrar más inmigrantes para explotarlos y abandonarlos, ¿eso es amor por el prójimo? Es mejor ser honesto y decir: no tengo nada para ofrecerles. Cuando solo tengo un pedazo de pan para darle a mis amigos, no les prometo caviar”.

Después de conocerse los resultados de la primera vuelta, los analistas no hacen más que intentar comprender a aquellos que le dieron el tercer lugar a Le Pen. ¿Quiénes son estos franceses que votan por esta abogada de 43 años que promete reducir en un 95 por ciento la inmigración legal, salir del euro e incluso restaurar la pena de muerte? Tradicionalmente pertenecen a la clase obrera, en general sensible al discurso populista de los partidos radicales. Pero en esta ocasión miles de jóvenes -es el caso de Sarah- habrían sido seducidos por las propuestas antisistema del FN, así como hombres y mujeres decepcionados de la política del presidente Nicolas Sarkozy y, en menor escala, del Partido Socialista (PS). La crisis, la reducción del poder adquisitivo y el sentimiento de inseguridad habrían fortalecido a la candidata. Todo eso sin contar a aquellos que simplemente ven en los extranjeros la razón de los problemas del país.

Le Pen no logró pasar a la primera vuelta, pero obtuvo 17,9 por ciento de los votos y no estuvo tan lejos de los dos favoritos: el candidato socialista François Hollande, que ganó con el 28,63 por ciento, y el presidente-candidato de la Unión por un Movimiento Popular (UMP), Sarkozy, segundo con 27,18 por ciento. Por ello, la mala noticia es que, prácticamente, el futuro inmediato de Francia está en manos de los electores de un partido ultranacionalista cuyo comportamiento el próximo 6 de mayo, en la segunda vuelta, es difícil de predecir.

El ambiente que se respiraba en Francia la noche del 22 de abril era de estupor. El marcador de Le Pen recordó el oscuro 21 de abril de 2002 cuando su padre, Jean-Marie- el mismo que dice, como un chiste, preferir que sus hijos vean vacas en el campo que árabes en París- obtuvo 16,86 por ciento de votos y pasó a la segunda vuelta, que finalmente perdió frente al conservador Jacques Chirac.

Los sondeos en ese entonces no pronosticaron que Le Pen, excombatiente de la guerra de Argelia, estaría en segunda vuelta, como tampoco pudieron medir la fuerza de su hija en esta ocasión. Los expertos señalan que se trata de una “papeleta invisible”: “Los encuestados difícilmente admiten que votan FN, a veces por vergüenza, muchas veces porque creen que les tocaría explicarse. Otros tienen miedo a ser identificados”, dijo a SEMANA Fiammeta Venner, autora del libro Marine Le Pen desenmascarada. Eso explicaría por qué la candidata solo aparecía en las encuestas con un rango de 13 a 16 por ciento. Esa fuerza silenciosa venció a la ola visible del candidato del Frente de Izquierda Jean-Luc Mélenchon, que en los últimos sondeos se disputaba el tercer lugar con la ultraderechista y que terminó cuarto con 11,1 por ciento de los votos.

Un siempre sereno François Bayrou, candidato del centrista Movimiento Demócrata, quinto con 9,13 por ciento de los votos, fue quizás quien mejor resumió la situación al afirmar que el resultado de Le Pen “en Francia, en 2012, es la crisis desplegada al frente de todos, crisis del desempleo, crisis económica, crisis social, crisis moral”.

Detrás de los radicales

Nicolas Sarkozy tiene parte del terreno de la ultraderecha abonado. El debate sobre la “identidad nacional” para esclarecer “qué es ser francés hoy en día”, la prohibición de usar el velo integral islámico y la correlación entre delincuencia e inmigración que se llevaron a cabo en su gobierno, son ejemplos de su derechización. En la campaña, Sarkozy se mantiene así: promete reducir a la mitad la inmigración legal y agilizar las expulsiones de indocumentados. Incluso, declaró esta semana que el FN era un partido que no contradecía los valores de la república. La mayoría de los lepenistas, por consiguiente, lo apoyarían. Sarah, por ejemplo, dice preferir a Sarkozy porque “dejará pasar menos” extranjeros que Hollande.

A pesar de ese discurso, el mandatario no tendrá automáticamente las voces del FN, pues el antisarkozysmo fue clave en la campaña de Le Pen. Según una encuesta, 60 por ciento de los electores votarían por el mandatario, mientras que el 18 por ciento lo harían por Hollande y 22 por ciento se abstendrían. Con ese porcentaje no le alcanzaría para ganar. Además, su radicalismo puede ser un arma de doble filo porque espantaría a los seguidores del moderado Bayrou.

A pesar de ser el favorito, Hollande no piensa dejar al candidato del UMP cazar solo en tierras del FN. Uno de sus primeros viajes después de la primera vuelta fue a Picardía, una región del norte de Francia donde Le Pen sacó 25 por ciento. El objetivo del socialista es llevar a los electores extremistas por el “buen camino” y convencerlos de que un gobierno más social impulsará el empleo joven, no abandonará a los suburbios populares y luchará contra un sistema financiero sin control. Pero esta evangelización no será nada fácil, ya que Hollande propone darle a los extranjeros, como ocurre en 15 países europeos, el derecho de voto en elecciones municipales, lo que para un frontista típico es inadmisible.

De todos modos, también hay que esperar a ver cuáles serán las consignas de voto de Le Pen y de Bayrou. La primera anunciará cuál será su posición el 1 de mayo, pero muchos suponen que va a llamar a votar en blanco o a abstenerse. Bayrou envió una carta a los candidatos y espera la respuesta para tomar una decisión.

Hasta ahora Hollande recogería más seguidores de los otros candidatos que su contendor. Mélenchon, como se pronosticaba, no dudó un segundo en llamar a sus seguidores a derrotar a Sarkozy. Eva Joly, la candidata ecologista, que tan solo obtuvo 2 por ciento de los votos, invitó a votar por el socialista. Estas fuerzas políticas, sus electores y los antisarkozistas, lo ayudarían a ganar con 55 por ciento de las papeletas, según las encuestas. Sin embargo, los analistas son prudentes, después de ver el descalabro de los institutos de opinión al medir el comportamiento de los extremistas.

Lo único claro es que Sarkozy y Hollande beberán de esa misma fuente. El primero con su brazo derecho, el segundo con sus promesas mesiánicas de un mejor futuro. Mientras que la fraternité francesa hace el ridículo con el eco del porcentaje histórico de Le Pen, en el país se multiplican las voces moderadas que hacen un llamado a realizar una campaña sin recurrir a los populismos de los extremos. El diario Le Monde recordó que “el proyecto lepenista sigue siendo lo que siempre ha sido: retrógrado, nacionalista y xenófobo” y legitimar su discurso para ganar la elección equivaldría a “perder el alma”.

*Artículo original publicado en http://www.semana.com goo.gl/p9ntb

Quand la politique investit le monde des jeux vidéo.

Si il y a bien deux domaines que l’on n’associerait jamais ce sont bien la politique et le monde des jeux vidéo. Et pourtant nous verrons dans cet article que la politique peut avoir un impact sur les jeux vidéo et vice versa.

Cet impact est tout d’abord lié à l’aspect législatif. En effet, certains jeux vidéo sont de plus en plus violents ce qui pousse les politiques à réagir. Par exemple, Jacques Cheminade, alors candidat au premier tour des élections présidentielles d’avril dernier, avait proposé d’interdire les jeux violents et de surtaxer ceux dépourvus de contenu pédagogique car, selon lui, « très souvent, les meurtres de masse sont associés à des jeux violents. » On peut en particulier citer les tueries de Colombine (Etats-Unis) en 1999 et de Toulouse début 2012 dont on a dit qu’elles étaient dues à un excès de jeux vidéo violents. Cependant, bien que des études aillent dans ce sens-là, d’autres au contraire démontrent qu’il n’y a aucun lien entre ces jeux vidéo et la criminalité.

Image extraite du jeu Doom jugé responsable de la tuerie de Colombine

Malgré tout, face à cette augmentation de jeux violents et en prévention d’autres éventuels débordements de ce genre, des mesures ont été prises. Par exemple, au printemps 2003,  la Fédération européenne des logiciels de loisirs (ISFE – Interactive Software Federation of Europe) a élaboré le système PEGI  (Pan-European Game Information) système européen d’information sur les jeux utilisé et reconnu dans toute l’Europe et bénéficiant du soutien sans réserve de la Commission Européenne propose une classification par âge en fonction du contenu. La classification figurant sur un jeu confirme qu’il convient à des joueurs ayant plus d’un certain âge.

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Classification par âge PEGI

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Icônes classification PEGI

D’un autre côté les politiciens cherchent aussi à intégrer ce monde des jeux vidéo. La raison est très simple : le nombre de ‘video gamers’ augmente rapidement dans le monde entier et la France ne fait pas exception. Selon une étude réalisée par Kantar Media TGI dont les résultats ont été diffusés en mars derniers, 38% des français de 15 ans et plus sont des ‘video gamers’. On comprend donc cette « invasion » des hommes politiques dans les jeux vidéo utilisés alors comme moyen de communication.

On a pu notamment le voir en 2007 lors de la campagne à l’élection présidentielle, lorsque Ségolène Royal avait créé un avatar sur le jeu second life. Autre exemple cette année lors de la campagne présidentielle où on a pu découvrir des Konami codes, combinaison de touches bien particulière qui déclenchait des bonus sur les jeux vidéo de la marque Konami sur les consoles Nintendo de la fin des années 1980, qui ont été intégrés sur certains sites de campagne comme celui du Parti Socialiste et celui de François Bayrou.

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Konami Code intégré sur le site de François Bayrou à l’occasion des élections présidentielles 2012

Ainsi l’impact de la politique sur les jeux vidéo est double : d’une part elle tend à limiter l’usage des certaines catégories de jeux et d’autre part elle cherche à investir ce monde virtuel pour toucher les joueurs de plus en plus nombreux.

Claire Brunelle

The Norwegian silver lining

Sergio Peñaranda

“We will punish the guilty. The punishment will be more generosity, more tolerance, more democracy” 

Fabian Stang, major of Oslo

From an exhibition in Oslo organized by The Norwegian Peace Association

From an exhibition in Oslo organized by The Norwegian Peace Association

“Surely you know about the terrorist attacks. 77 victims. We have never seen something like that in Oslo. Perhaps that’s the number of people that die per year in this country”. Frank Sivertsen, 43, is a charming man who works for the Norwegian Broadcasting Corporation. He likes politics and sports but his function in the company has nothing to do with that. He is in charge of the production of some television programs. “I used to work for newspapers. But being a journalist in Norway is not that exciting. Nothing happens”.

He drives calmly towards the north of Oslo, where he lives with his two children in a three story house. Some minutes before, he picked up my friend Valeria and I in Youngstorget, a square in the heart of the city ―we are couchsurfing and Frank accepted to host us for two nights. Historically this place has been well-known for the ordinary people because of its buzzing market. But as you know, the media around the world threw the light over this place because two months before ―we are in September― a car bomb exploded in the zone killing 8 people and destroying the façade of various buildings around.

The aim of the attack was the Regjeringskvartalet, the Norwegian government quarter (don’t worry, forget the name, just some few lucky people can remember Norwegian-impossible-to-spell words). The terrorist action, perpetrated by the right-wing extremist Anders Behring Breivik, was tragically “completed” by a 59 people massacre in the Utøya Island the same day.

Frank, smiling and with his elegant Nordic English accent, continues to talk about the attacks, even he is also thinking of the Norway and Danemark football match that he is going to watch tonight with some friends in a pub close to his house. He says something… I don’t remember what, about the Colombian violence. He knows that Valeria and I are two young Colombian journalists. Yes, you don’t have time to get bored in Colombia when you are a journalist. You have to continue to bomb the people with non-stop information about what happens in a permanent disturbed country. Frank’s easygoing lifestyle makes you feel weird.

The Labour Party headquarters

The Labour Party headquarters

The square where he picked us up represents the left-wing power: the headquarters of the Norwegian Labour Party, the political movement of the prime minister, are located there, as well as the Liberal Party and the Norwegian Confederation of Trade Unions head offices. The first May demonstrations always start from this place.

We had fixed the meeting in a fish restaurant called Fiskeriet located on the southeast side of the square. Frank didn’t give any other indication. It would have been really useful to know that in front of the restaurant we were going to find a kind of light-naseberry-color building with a big clock half destroyed by the bomb. During the occupation the Germans installed the Nazi police office in this building, which it’s used nowadays for government’s bureaus. The clock doesn’t work anymore.

From the square you cannot see the biggest part of the damage because the bomb didn’t explode exactly here, but on a street on the west side. There, a big building is covered with a giant white canvas. The frames for the windows from another building are protected with some sorts of thick cardboards or perhaps light wood planks. The police surveilles the edifices while the tourists take pictures.

The following days after these events a throng took to the street for condemning the attacks. The political answer was coherent to the peaceful tradition of the country. More democracy and more tolerance were promised by the mayor of Oslo, Fabian Stang, and the Prime Minister, Jens Stoltenberg. A beautiful political lesson that would have been appropriated to apply for the terrorists attacks in Toulouse, France, 8 months later… or in any violent action.

According to Frank, politicians are really close to the people in his country: “You can find the Prime Minister practicing sport in the same place as you and you can say hello. They are like normal people”. This fact and a strong governmental control make the distrust to the political elite less rooted than in other European countries. In this context the serene message after the events from politicians was credible.

Healthy, calm and elegant. Frank’s characteristics seem the same as its country’s. He hopes violence was just a fuse that will never light again.

La lutte continue

Sergio Peñaranda

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Il est indéniable que la gauche -radicale- reprend des forces avec la campagne du candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon. À quoi doit-il son succès dans les tribunes ? Il ne s’agit pas du charme d’une idéologie qui conteste l’austérité dans un moment de crise et qui fait appel à la lutte contre la concentration de la richesse. Il s’agit, en grande partie, de la mobilisation des symboles traditionnels de la gauche française. La Révolution Française, la Commune de Paris, la Résistance… les événements que le candidat gauchiste reprend réveillent le mythe Gaulois du renversement de la classe dominante, de la lutte contre la tyrannie, d’un peuple solidaire qui se bat pour l’intérêt général.

Le candidat n’arrivera probablement pas à obtenir un score significatif aux élections. Néanmoins, ce personnage parfois farouche et arrogant a donné un charme indéniable à une campagne dont les deux principaux candidats, Nicolas Sarkozy et François Hollande, ont une stratégie prévisible et peu risquée.

Voici les images de la « Reprise de la Bastille », un meeting dans la place historique organisé par le Front de Gauche, le 18 mars, jour de la célébration de la Commune de Paris, en 1871.